L’association des Magistrats haïtiens se solidarisent avec les juges de paix


Autant que l’urgence de la pandémie persiste, autant les problèmes sociaux d’avant la crise n’ont pas disparu; et chacun tient à ce qu’il fasse d’une Pierre deux coups, en ce sens qu’il gère la crise mais ne ferme pas non plus les yeux sur les autres points importants. C’est le cas justement de certaines instances judiciaires du pays. Ces dernières, réclamant de meilleurs conditions de travail, sont invitées à observer un arrêt de travail général.


En effet, l’association nationale de la magistrats haïtiens portent sa solidarité aux juges de paix ayant lancé une grève depuis le 1er juin 2020. Ces derniers réclament de meilleures conditions de travail, et un salaire digne de ce nom. Cette démarche qu’ils ont entreprise n’a pas abouti à grand chose, d’où la décision de l’ANAMAH de se joindre à leurs confrères.



Dans une correspondance adressée au Président de la Cour de Cassation, aux Présidents des cours d’Appel, aux Doyens des Tribunaux de Première Instance, Juges Près lesdits Cours et Tribunaux et Juges de Paix Titulaires, l’association demande d’accompagner les juges de paix en observant dans toutes les juridictions du pays un arrêt de travail général dès la parution de ladite correspondance.


En outre, les plaignants questionnent le nouveau budget adopté récemment en conseil des ministres, qui a alloué une enveloppe de 6 milliards de gourdes au pouvoir législatif étant dysfonctionnel tandis que le CSPJ peine à trouver des moyens financiers pour répondre aux besoins de base de ce Pouvoir.


Autant de griefs de la part de ces autorités judiciaires, à une période où l’urgence ne s’y prête vraiment pas. C’est là l’occasion de se rendre compte des incompétences , et surtout des irrégularités qui ne cesseront de sévir sur le terroir.

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