Lessage: « m pataka ap ranmase fatra pou pitit mwen ap ranmase fatra tou »


Le jardinier Lessage Azor

La nouvelle s’est maintenant répandue comme une traînée de poudre. Le jardinier Azor Lessage serait contraint de laisser l’espace de la Faculté des Sciences Humaines, par les responsables de ladite institution. Une vidéo circule à présent sur la toile montrant le concerné qui explique de quoi il en est.


Nul ayant squatté les locaux de la FASCH peut affirmer ne pas connaître Lessage. Ses « pen a manba » ont à plusieurs reprises extirpé plus d’un des abîmes de la faim. Avenant, soucieux, Lessage peut être considéré comme le bon samaritain de la faculté. Les étudiants l’adulent.



Jardinier de la faculté depuis plus de 20 ans, Lessage tenait donc son commerce à l’arrière de l’institution. Cette dernière étant en reparation depuis peu, Lessage a dû ramener sa petite affaire à l’entrée de la fac. Le jardinier a récemment mis sur pied une construction en bloc, que les responsables lui demandent de démolir. N’ayant pas obtempéré, un délai de 72 heures lui a récemment été donné pour exécuter les ordres.


« M nan fak la Depi 1991, ti pyebwa sa yo se mwen k plante yo » explique Lessage en pointant du doigt des plantes qui longent l’allée du morne menant à la faculté. Un boulot qu’il exerce pour moins de 15 000 gourdes.

« Pen ak manba mwen vann pou m defann mwen; m pataka ap ranmase fatra pou pitit mwen ap ranmase fatra tou » a t -il répondu au micro d’un interlocuteur.


Notons que Lessage Azor a été employé officiellement en tant que jardinier en octobre 1994. Aujourd'hui il est en difficulté et réclame l'aide des étudiants de la Faculté pour que justice soit faite.

0 vue
@haïti 1ère- France cedex